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	<title>numerik &#187; visual Studies</title>
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	<description>réflexions sur les usages autour des dispositifs numériques </description>
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		<title>ImaGIFnation</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Mar 2012 21:27:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Franck Le Dortz]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[arts numériques]]></category>
		<category><![CDATA[épistémologie]]></category>
		<category><![CDATA[visual Studies]]></category>

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		<description><![CDATA[Le format GIF pour Graphics Interchange Format « format d&#8217;échange d&#8217;images » à été mis au point par CompuServe le 23 mars 1987 pour permettre le téléchargement d&#8217;images en couleur. Ce format à la particularité de pouvoir contenir plusieurs images qui peuvent tourner en boucle à des vitesses de défilements variables. Dans les débuts d&#8217;internet, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_229" style="width: 450px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.ledortz.com/numerik/imagifnation/gif/" rel="attachment wp-att-229"><img class=" wp-image-229 " title="GIF" src="http://www.ledortz.com/numerik/wp-content/uploads/2012/03/GIF.gif" alt="" width="440" height="205" /></a><p class="wp-caption-text">illustration/collage d&#39;images de Muybridge et de glitch : Franck Le Dortz</p></div>
<p>Le format GIF pour Graphics Interchange Format « format d&rsquo;échange d&rsquo;images » à été mis au point par CompuServe le 23 mars 1987 pour permettre le téléchargement d&rsquo;images en couleur. Ce format à la particularité de pouvoir contenir plusieurs images qui peuvent tourner en boucle à des vitesses de défilements variables.</p>
<p>Dans les débuts d&rsquo;internet, le format GIF fut beaucoup utilisé pour enrichir les sites un peu aride d&rsquo;un point de vue esthétique. Ce format incarnait un imaginaire et une vision de l&rsquo;internet très fort. Pour reprendre les thèses de <a href="http://imaginaires.telecom-paristech.fr/2010/10/11/inauguration-le-discours-de-pierre-musso/" target="_blank">Pierre Musso</a>, les objets techniques produisent des fictions, et le format GIF par un mouvement répété le plus souvent en boucle, incarne dans un sens rhétorique, une tautologie de l&rsquo;internet comme espace en devenir. En effet l&rsquo;animation des images se présentent déjà comme un scénario, certes réduit mais mieux à même de produire par effet de répétition, la même idée sous plusieurs formes différentes.</p>
<p>Les GIF animés se déploient dans deux directions, la première direction traverse la notion du temps et la seconde explore la notion d&rsquo;espace. Nous verrons que ces deux formes remette à jour des dispositifs visuels anciens.<br />
La notion de temps est très présente dans les GIF animés, elle se déploie sur quelques images qui tournent en boucle. Si les raccords sont bien exécutés, l&rsquo;animation prend un sens presque métaphysique, elle tourne indéfiniment et potentiellement elle ne peut s&rsquo;arrêter. L&rsquo;agencement des différentes images peut être considéré comme un montage cinématographique avec les mêmes techniques dont l&rsquo;effet Koulechov. En 1922, le cinéaste russe Lev Koulechov fait une expérience de psychologie cognitive, il filme l&rsquo;image d&rsquo;un visage neutre (celui de l&rsquo;acteur russe Ivan Mousjoukine) et insère deux plans de manière successifs (celui d&rsquo;un enfant mort et celui d&rsquo;une jeune femme lascive). Cette expérience nous montre la façon dont une image peut influer sémantiquement sur les images qui l&rsquo;entourent et amène le spectateur à interpréter les images dans leurs successions et non dans leurs dépendances. Cette technique est encore utilisée dans l&rsquo;industrie cinématographique pour donner une intention dramaturgique à des séquences de film. Il s&rsquo;agit bien ici d&rsquo;introduire de la différence dans la répétition pour simplifier la pensé de Gilles Deleuze. La différence se manifeste pas effet de contagion dans la répétition d&rsquo;images en boucle.</p>
<p>La seconde nature des GIF animés se manifeste de deux façons, d&rsquo;une part par la décomposition du mouvement d&rsquo;un objet dans l&rsquo;espace et d&rsquo;autre part par l&rsquo;alternance du point de vue. La décomposition du mouvement est dans l&rsquo;histoire de la photographie, une très ancienne question et celle-ci à trouvée des solutions avec deux inventeurs. Il s&rsquo;agit pour le premier du physiologiste français Étienne-Jules Marey et de la chronophotographie qui permet à l&rsquo;aide d&rsquo;un obturateur rotatif d&rsquo;exposée plusieurs fois une plaque photographique. Une autre technique utilisée par Eadweard Muybridge à l&rsquo;avantage de décomposer le mouvement à l&rsquo;aide de plusieurs appareils photographiques et d&rsquo;obtenir ainsi plusieurs vues d&rsquo;un même sujet en mouvement. L&rsquo;avantage du procédé de Muybridge au moment de la prise permet surtout de reconstituer le mouvement par projection des différentes prises de vues. Muybridge reste bien le précurseur du cinéma avec son zoopraxiscope, considéré comme le premier dispositif de visualisation cinématographique. Même si le principe de l&rsquo;illusion du mouvement fondé sur la persistance rétinienne à d&rsquo;abord été inventé par le belge Joseph Plateau en 1832 avec son phénakistiscope et repris en 1834 par William George Horner avec son zootrope puis enfin par Émile Reynaud en 1877 avec son praxinoscope.<br />
L&rsquo;alternance du point de vue est réalisée par la technique de la stéréoscopie qui par un décalage des prises de vue permet d&rsquo;obtenir un effet de profondeur. David Brewster applique le principe de la stéréoscopie à la photographie en 1844. L&rsquo;alternance de deux images produits un effet de relief assez saisissant. La New York Public Library Labs nous fait revivre ces effets d&rsquo;optiques sur son site <a href="http://stereo.nypl.org/" target="_blank">Stereogranimator</a> et sa collections de 40 000 stéréographes. Les animations GIF nous donnent à voir ces images doubles avec la mise en place d&rsquo;un dispositif qui permet de positionner le point central à partir duquel les images effectuerons leurs décalages.</p>
<p>De format modeste, le GIF nous ramènent à un folklore digital apparue dans les années 90 avec l&rsquo;avènement du web pour reprendre l&rsquo;expression d&rsquo;<a href="http://digital-folklore.org/" target="_blank">Olia Lialina et Dragan Espenschied</a>. Ce format est bien la continuité technique et esthétique de la photographie et du cinéma et sa facilité de mise en œuvre en a fait un médium populaire à l&rsquo;ère du numérique. 25 ans après son apparition, certains artistes tentent malgré tous de redonner ses lettres de noblesse au GIF animé. Il suffit de voir les extraordinaires GIF de l&rsquo;illustrateur et graphiste américain <a href="http://dainfagerholm.blogspot.it/" target="_blank">Dain Fagerholm</a> ou de la photographe <a href="http://fromme-toyou.tumblr.com/tagged/gif" target="_blank">Jamie</a>.</p>
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		<title>Cartographie participative</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 10:22:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Franck Le Dortz]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[TIC]]></category>
		<category><![CDATA[visual Studies]]></category>

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		<description><![CDATA[« L’homme est non seulement un animal social, mais un animal qui ne peut s’individualiser que dans la société », écrivait Karl Marx. Pour s’accomplir, l’homme doit s’associer à ses semblables pour faire société, structurer ses relations à travers diverses communautés sur un territoire donné. Si le monde vécu peut être assimilé d’abord à notre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_30" style="width: 450px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.ledortz.com/numerik/cartographie-participative/carto/" rel="attachment wp-att-30"><img src="http://www.ledortz.com/numerik/wp-content/uploads/2012/01/carto.jpg" alt="" title="carto" width="440" height="300" class="size-full wp-image-30" /></a><p class="wp-caption-text">illustration : Franck Le Dortz</p></div>
<p>« L’homme est non seulement un animal social, mais un animal qui ne peut s’individualiser que dans la société », écrivait Karl Marx. Pour s’accomplir, l’homme doit s’associer à ses semblables pour faire société, structurer ses relations à travers diverses communautés sur un territoire donné.</p>
<p>Si le monde vécu peut être assimilé d’abord à notre relation à l’espace, il constitue pour Kant le fondement de toute les expériences extérieures possibles. C’est donc par celui-ci que se manifestent aussi toutes nos interactions sociales, économiques. Ces constructions relèvent d’un espace commun, où chacun se constitue sa sphère privée relevant d’une part intime. Le corps, dans ce qu’il a de plus intime, est aussi un espace vécu et celui-ci est partie prenante dans les formes organisationnelles (institution, entreprise, association).</p>
<p>« La carte n’est pas le territoire » est une phrase empruntée au fondateur de la « sémantique générale », Alfred Korzybski. Pourtant, il semblerait qu’avec les dispositifs numériques, on veuille renverser cette tendance. En effet, on ne lit plus les cartes une fois celles-ci achevées, on se les approprie en participant à sa construction et sa lecture se fait en temps réel. Il s’agit de façon chronologique d’appréhender les évènements dans un espace topologique mieux à même de relier, de connecter les expériences, les réseaux sociaux. Cartographier ce que l’on découvre (le monde), cartographier ce que l’on fait (chemin de fer, route, métro…), cartographier et montrer l’invisible (électricité, internet…). Ce sont des flux de données, sans commencement ni fin, qui viennent nourrir le territoire en le façonnant.</p>
<p>Les premières expériences de cartographie participative sont dues à des artistes, on pense ici à Karen O’Rourke avec son site «<a href="http://www.mapterritory.com/?lang=fr" target="_blank">Une carte plus grande que le territoire</a>» en 2001. Mais c’est vraiment avec le projet <a href="http://openstreetmap.fr/" target="_blank">OpenStreetMap</a> fondé en 2004 que la carte collaborative prend son ampleur sous le nom de néogéographie. La géographie collaborative comme vecteur d’informations en temps réel et l’usage de la géolocalisation favorisent l’émergence de ce type de carte pour la création de points d’intérêt, d’itinéraires, de lieux à partager.</p>
<p>Une cartographie en ligne éditée et réalisée par la municipalité et les habitants de Plouarzel, dans le Finistère, a permis de redessiner la carte de la commune de façon plus convaincante que Google Maps ou même IGN Géoportail. Ce travail, effectué en mode collaboratif, permet d’aboutir à un résultat plus précis. L’autre intérêt de ce type de démarche est bien sûr l’appropriation et la compréhension du territoire par ses habitants, et cela a surtout permis de créer du lien social entre les nouveaux et les anciens habitants.</p>
<p>La cartographie participative est un espace de médiation pour de futurs projets. La carte permet une vision globale et partagée de l’espace, et devient ainsi elle-même un espace où se joue un dialogue entre les habitants mais aussi les habitants et les élus d’un même territoire. Ainsi, on voit apparaître des outils de gestion prêts à l’emploi, qui permettent aux citoyens de soumettre des requêtes à leur mairie au moyen de cartes participatives. Les habitants ont l’expertise d’usage de leur urbanisme, ils veulent donc participer au débat public, et la carte est un bon moyen de se faire entendre et de formaliser sa pensée sur des problèmes d’urbanisme.</p>
<p>L’agglomération de Bordeaux, par son site « <a title="la cub" href="http://www.lacub.fr/grands-projets/agglo-3d" target="_blank">la cub</a> » organisé par thématique, présente son projet métropolitain et ses différentes étapes, mais aussi présente les projets de l’agglomération au travers d’un dispositif en 3 dimensions, où l’habitant peut participer aux concertations sur les zones à projet. De plus, la Communauté Urbaine de Bordeaux a sollicité un grand nombre d’acteurs de l’agglomération, pour qu’ils participent à la démarche Bordeaux Métropole 3.0. Se projeter dans vingt ans, imaginer et décrire la métropole souhaitée pour 2030 : voici l’exercice complexe, mais stimulant, auquel se sont livrés plus de cinquante contributeurs, tant des communes que des acteurs de la société civile (associations, entreprises, instances de démocratie participative…), auxquels s’ajoutent des agents de la Cub, un panel d’experts internationaux, sans oublier les scolaires et les habitants. L’adoption massive des smartphones et de leurs possibilités donne toute sa dimension au recoupement des flux d’information. Les applications de réalité augmentée disponibles sur smartphone permettent ensuite sur le terrain de vérifier les données ainsi produites. Il y a donc le territoire numérique qui vient se superposer à la réalité, créant ainsi un espace augmenté. Et c’est peut-être là le danger, dans la présentation du projet territorial, comme le rappelle la philosophe <a href="http://urbanisme.u-pec.fr/documentation/paroles/anne-cauquelin-64781.kjsp" target="_blank">Anne Cauquelin</a> « Quand ce qui nous est présenté au titre d’une image, d’une simulation, ou d’une fiction, est confronté à la réalité, on peut vraiment se demander alors quels sont les critères de présence, et quels degré ou nuance d’actualité sont appelés à comparaître comme témoin de réalité».</p>
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